Ecovillage en Gruyère : un p’tit groupe se lance !

Après l’annonce d’intention pour la création d’un écolieu pour 20 à 50 foyers, cette fois c’est parti ! Un petit groupe de travail s’est formé. Il est copiloté par Christiane Kolly, Mathieu Breitenstein et Théo Bondolfi. C’est Christiane qui est le pilier de ce projet spécifique, Théo Bondolfi et Mathieu Breitenstein apportant les ressources générales de la Coopérative Bâtir Groupé et de son partenaire l’Institut Smala. Seulement 1 projet d’écolieu humaniste sur 10 aboutit, selon le livre “Vivre autrement” de Diane Leafe Christian, et selon les expériences décrites dans le livre Ecopol. C’est peu ! Comment être parmi ce 10% qui passent du rêve à la réalité ? Voici quelques ingrédients pour partir sur de bonnes bases. Ci-dessus la photographie à la première réunion le 1er octobre au salon bien-être de Porsel (avec, de gauche à droite: Elisabeth Weissbaum, Alexandre Rochat, Véronique Gasser, Mireille Castella, Christiane Kolly et Mathieu Breitenstein). Cette équipe commence à peine son activité. Elle sera très probablement renforcée, transformée. Des nouvelles personnes y arriveront, et d’autres en sortiront. C’est ainsi que, petit-à-petit, les écovillages font leurs nids.

Une initiatrice expérimentée

Christiane Kolly a l’expérience de la cohabitation, notamment à Damanhur, le plus grand éco-village… d’Europe (deux communes complètes près de Turin en Italie). Elle a l’expérience de la gestion d’événements dont plusieurs salons de bien-être, elle fait partie de l’organisation de celui de Fribourg. La gestion de dynamique de groupe, l’animation, la communication non-violente, l’administration, la gérance d’immeubles, la gestion de service client, la gestion web, l’écriture (elle a écrit plusieurs livres) et les thérapies alternatives, domaines expérimentés, c’est une personne idéale pour relever le défi de créer, la perle rare pour lancer ce projet. C’est une pré-retraitée très active. Elle a utilisé l’expression “même dans les moments difficiles, l’important est de se dire, je veux continuer l’expérience”. C’est effectivement la clé du succès numéro 1 d’un écolieu : une personne (ou quelques personnes) solide, fiable, durable, capable de résister aux moments de tempête qui ne manquent malheureusement pas de se présenter, comme dans toute aventure passionnante et tumultueuse de création d’écovillages.

Créer un environnement fertile, plutôt qu’un projet fixe

Concrètement, l’objectif de ce groupe de travail est de préparer un terrain fertile pour permettre d’y faire éclore les projets de futurs habitants, quels qu’ils soient, avec un seul fil rouge : l’écologie communautaire, telle que décrite dans le livre Ecopol. Parmi les projets à l’étude, une école alternative, un jardin en permaculture, du petit élevage, et pourquoi pas bien-sûr aussi des activités spécifiques pour les seniors, les enfants, un incubateur de micro-entreprises, des soins et services à la personne, etc. Plutôt que de se fixer sur ces projets spécifiques, la force de la Smala, qui copilote ce projet avec Christiane, c’est d’avoir l’expérience d’appuyer tout type de projet humaniste et écologique. Nous créons le terreau fertile, pour que les projets puissent éclore à leur rythme. On nomme cette action d’appui l’incubation (d’innovation sociale), c’est une des clés des services Ecopol, décrites dans son contrat social Ecopol.

Quelles sont les prochaines étapes ?

En bref, pendant cette réunion initiale au Salon de Porsel, nous avons pris trois grandes orientations :
1) UN NOYAU DE 12 PERSONNES ENGAGÉES (les pionniers !)
Définir précisément l’objectif chiffré à atteindre, un objectif mesurable, réaliste, pour ainsi mieux laisser le rêve devenir réalité. Cet objectif devrait permettre que le groupe de travail se renforce dans les trois ans à venir (2017-2019), pour s’engager ensuite sur l’achat d’un terrain, avec ou sans construction déjà existante. L’objectif précis est : 12 personnes ayant chacune versé la somme de 2’000 francs, afin d’obtenir en contrepartie une garantie de bénéficier d’un bail pour un logement avec des pièces de 15m2 en moyenne louées maximum 420 francs par mois. Bien sûr, l’objectif de cet écolieu n’est pas financier, il est humain : vivre ensemble. Néanmoins, selon notre expérience, tant que les personnes ne sont pas passées de l’avis d’intérêt à l’investissement financier, le projet ne peut pas démarrer, et la motivation de Christiane est suffisante pour que nous soyons convaincus que ce projet peut vraiment démarrer. Remplir le formulaire d’intérêt à placement de fonds ici (en choisissant l’option écovillage Gruyère) Ensuite, nous vous envoyons la proposition de promesse de bail.
2) SE RELIER AU LOCAL ET GLOBAL
Créer ce terrain fertile en se reliant aux institutions locales et internationales, et en offrant les ressources centrales à Smala, à savoir son expérience et son expertise en gestion de projets complexes, en administration, en développement de micro-entreprises économiquement viables, en éco-construction, et en réalisation de projets immobiliers éthiques. Et donc créer le terreau fertile pour que les projets des futurs habitants puissent y éclore. Nous avons déjà commencé en participant au forum logement du canton de Fribourg, en réalisant plus de 10 projets d’innovation sociale sous l’égide de Smala et ses partenaires Ynternet.org, APTES et cie.
3) SOUTENIR LES CO-PILOTES DÈS LE DÉBUT
Les copilotes ont la difficile mission de travailler 100% bénévolement pour permettre au rêve de devenir réalité. Ils vont investir du temps malgré les vents contraires, voir beaucoup de gens venir et repartir, certains passionnés qui ensuite changeront d’idée ou de projet, certains motivés mais sans capacité de passer à l’action. Ils devront rester fidèles au poste. Aussi, la troisième décision prise est d’associer les réunions de ce groupe de travail aux salons bien-être animés par Christiane et aux soirées Smala CoCo animées par Mathieu. Ceci permet aux personnes motivées de retrousser leurs manches, d’y mettre une partie de leur cœur, de leurs connaissances et de leur esprit, et qu’elles puissent mettre la main à la pâte en apportant leur aide pour l’organisation des soirées de premier contact Smala CoCo et des clôtures des salons bien-être organisés par Christiane Kolly. Ainsi, les intéressés qui sont déjà venus à une soirée de premier contact et qui font le choix de passer à la 2e étape, qui est de rentrer dans le groupe de travail, peuvent concrètement faire l’expérience de coopérer lors d’activités ponctuelles, d’organisation de repas, de rangement à la fin des salons bien-être tout en se réunissant pour parler de leurs projets, s’enthousiasmer, s’inspirer les uns les autres, et transformer progressivement ce rêve en réalité. Nous avons déjà prévu 4 réunions : – Smala CoCo du 1er décembre à Grandvaux – Salon Bien-Être au Mouret en mars 2017 – deux autres dates à définir (vous abonner à notre newsletter pour recevoir les infos)

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