Agenda de l’été 2020 : des fêtes et des visites dans l’écovillage

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Restez chez NOUS ! Cet été, compte tenu du confinement partiel, voici l’occasion de voyager local : en Suisse, en plein Lavaux pour découvrir un nouveau monde.

RDV dans notre écovillage de Grandvaux  lors de nos soirées Smala Coco pour découvrir notre mode de vie ; l’écologie communautaire ainsi que pour une soirée brésilienne découverte et festive.

Voici les dates à noter dans vos agendas :

Pour celles et ceux qui ne pourront pas se déplacer, vous avez l’occasion de réaliser une visite virtuelle grâce à ce film tourné en plein confinement

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Bilan 2015-2019 & Vision 2025-2040 : une lueur d’espoir

Ecovillages La Smala 2019

Merci les jeunes ! En 2019, Greta Thunberg et les jeunes générations du monde entier ont réussi à faire bouger les lignes du «développement durable». Face à l’urgence climatique, elle a dit en substance aux détenteurs des pouvoirs politiques et économiques (citations) : je veux que vous paniquiez. Nous ne vous pardonnerons jamais votre inertie. Si les solutions au sein du système sont si impossibles à trouver, nous devrions peut-être changer le système lui-même. Vous dites que vous aimez vos enfants par-dessus tout, et pourtant vous volez leur avenir sous leurs yeux. Nous ne pouvons donc pas sauver le monde en respectant les règles, car les règles ont besoin d’être changées. Tout doit changer et cela doit démarrer aujourd’hui.

Plusieurs de nos membres ont rencontré Greta , certains ont œuvré avec elle pour faire émerger ces groupes d’actions régionaux, participant aussi à la désastreuse COP25 de Madrid, délaissant leur vie quotidienne pour s’engager face l’urgence climatique. Chapeau bas ! Néanmoins les constats en fin d’année 2019 sont là : malgré des mobilisations massives et enthousiasmantes comme les marches pour le climat, les grand-messes de la surconsommation continuent de faire le plein, comme le black friday et les financements bancaires des centrales à charbon.

Si certains gouvernements vont financer la transition écologique, leurs plans restent néanmoins centrés sur la croissance à tout prix. C’est donc des mesures peu utiles, voire même contre-productive. Exemple : le récent green new deal de l’UE, du marketing vert de faible consistance.

Le GIEC, c’est pas de la tarte. Certains doutent encore des risques que notre mode de vie actuel fait planer sur la survie de l’humanité. Et pourtant les rapports du GIEC, avant d’être publiés, sont révisé et filtrés par les politiques, réduits à leur strict minimum consensuel. Donc lorsque le GIEC publie que nous devons réduire notre train de vie, c’est sérieux (voir notamment la fameuse page 108 citée par Greta). Soyons clairs : passer aux énergies renouvelables ne suffira pas pour éviter de subir de plein fouet une décroissance brutale de notre qualité de vie dans les décennies à venir.

Vite … ralentissons ! Quel paradoxe. Pour conserver le fragile équilibre des écosystèmes, il ne s’agit pas de réduire de 10-20 % nos productions et consommations en 30 ans à 50 ans, mais bien de 60-80 %, selon les domaines, en 10 à 25 ans. Cela signifie beaucoup moins de transports, viandes, hautes technologies, industries lourdes, supermarchés, monocultures…
Quelques sources fortes : The Guardian // National Geographic // France 24 et le parlement Européen

Bonne nouvelle : l’idée de simplicité volontaire se propage dans l’esprit des occidentaux. C’est peut-être le meilleur fruit de nos mobilisations régulières. L’opinion publique commence à accepter l’idée… Selon un sondage d’été 2019, 54% des Français reconnaissent que la croissance verte ne suffit pas, et que la décroissance est une meilleure option. Théoriquement, l’idée a «gagné» les esprits des occidentaux. Il n’est plus si rare non plus d’entendre dans un média un lobbyiste admettre que notre mode de vie actuel n’est plus très durable. Nous serions peut-être enfin disposés à réduire nos productions et consommations de manière « soutenable », mais seulement à condition de ne pas trop en souffrir. Et si une proposition claire émerge, nous pourrions aussi apprécier de changer de mode de vie. Quelle proposition ? Partout, des mouvements pionniers créent des labos vivant de l’écologique communautaire. Il n’y a de loin pas que La Smala. Saluons notamment en francophonie les Oasis des Colibris et la Suite du Monde. Nous nous inspirons les uns les autres.

Y’a pas d’argent public pour la transition nécessaire ! Il semble que malgré les preuves scientifiques de l’urgence climatique, les détenteurs de pouvoirs restent dépendant de la culture de la croissance, sans remettre en question notre mode de vie. Ils attendent de voir les premières catastrophes écosystémiques se produire pour se sentir autorisés à réagir vite et fort, comme on attendrait les premiers arrêts de livraison dans les supermarchés pour planifier le rationnement alimentaire en temps de guerre. Les conférences sur le climat accouchent de souris, les aides publiques restent concentrées dans des silos pour l’aide sociale, l’art professionnel, la promotion économique pour les start-ups (bio)technologiques, ou la transition énergétique qui reste insuffisante voire contre-productive. A ce jour, aucun gouvernement ni grande organisation (multinationales, ONU…) ne finance en priorité la transition vers moins, donc vers plus de simplicité, d’artisanat, d’alimentation saine, d’éducation participative, d’innovation sociale… On reste centré sur la croissance purement économique.

L’initiative citoyenne, ultime espoir. Avec notre démarche Ecopol, dédiée à la sobriété heureuse, aux arts pédagogiques et artisanats locaux, nous sommes donc hors du cadre des politiques actuelles de transition écologique. Cela nous amène à s’organiser sans presque aucune aide des États et des entreprises. Il ne reste que vous, chers lecteurs, pour participer à l’aventure.

Notre première autonomie est financière. Acheter, investir, ce sont des actes politiques. C’est là toute notre force : exister, montrer que c’est possible de vivre heureux avec moins, y compris économiquement ! Nous avons l’aide de citoyens qui sont conscients de l’obligation de changements plus profonds, et choisissent d’investir dans nos écovillages. L’initiative citoyenne, ancrée dans l’économie réelle et cadrée par des audits indépendants montrant la vitalité de la structure, c’est la seule force actuelle face à notre système monomaniaque.

Créer des écovillages contribue beaucoup à cette transition profonde, même si c’est difficile : il y a plus de partage, donc d’obligation de s’entendre, au-delà du seul bon voisinage des coopératives d’habitation et des écoquartiers. Avec la Smala, forts de nos expériences depuis 1993, nous avons choisi de nous engager autour d’un contrat social clair, avec un budget en commun pour jardinage, cafétéria, troc, stocks, ateliers et bureaux partagés, repas…

Vivre ensemble fait encore peur. Même si la confiance augmente, vu que nous avons bien documenté nos pratiques (non religieuses, liberté de rythme et privacité, bonne gouvernance participative, contrat social clair, transparence…), c’est parfois très difficile de bénéficier de bienveillance face à cette approche inhabituelle. Par exemple en 2018, un envieux a utilisé son statut de pasteur et notable pour mener une “cabale” en contactant nos partenaires et la presse. L’affaire s’est dégonflée. Il a finalement reconnu ses torts et s’est excusé par écrit. C’est un bon exemple des soucis que rencontrent ceux qui nagent à contre-courant. Et de notre capacité à y faire face avec résilience.

Toutes ces années, malgré les embûches, nous avons su raison garder, rester solidaires pour continuer la route prise il y a presque 30 ans déjà. Oui, nous sommes durablement là, des gens différents et complémentaires, unis par des valeurs fortes, une tribu en mouvement (qui se dit “la Smala” en berber).

En 2020, nous lançons un nouvel appel à placements. Quand ça va mal, les gens s’unissent pour dénoncer. Mais il est plus difficile de s’unir pour réaliser ensemble des projets. C’est notre but. Nous faisons appel à votre sens citoyen.
Voici le contexte dans lequel nous lançons cet appel au cercle des sympathisants de la Smala.

Pari tenu ! Voir ici nos résultats concrets sur 2015 à 2019.

Objectif 2025 : une fédération d’écolieux coopératifs en Romandie.

Nous avons un plan d’action visant d’ici à 2025 à animer au moins 4-5 écolieux à taille humaine en Romandie, pour 200 à 400 personnes. Nous y proposons du vrai lien social, au-delà du logement à prix abordable et de l’efficacité énergétique : cafétéria financée par les charges locatives, soutien aux artisans habitant sur place, entraide entre générations, formations continues, espace co-working, jardins en permaculture pour plus de souveraineté alimentaire… La méthode Ecopol commence à faire ses preuves. C’est un travail de longue haleine, réalisé en coopération avec de nombreuses petites organisations alternatives qui permettent d’y générer des revenus, comme Aess-Bar.

Si nous montrons la voie, d’autres pourront utiliser cette méthode, vu qu’elle a déjà été testée et améliorée sur plus de 40 lieux temporaires depuis 1993.

Imaginez une planète en 2040 où un habitant sur cent ait déjà migré dans des écovillages fonctionnels, bien établis, indépendants de toute croyance religieuse, inspirant les politiques mondiales visant à limiter nos consommations à 1’000 watts au lieu des 5’000 à 6’000 actuels. C’est pour cela que nous nous engageons. Aujourd’hui, c’est plutôt une personne sur dix-mille qui vit ainsi dans la simplicité volontaire, et encore, c’est si on inclus les peuples premiers. Donc il y encore du boulot.

On sait que la plupart d’entre vous, participez à cette transition par le recyclage, les thérapies douces, les projets associatifs et citoyens, l’économie solidaire, les changements internes aux entreprises. Chaque type d’initiative fait sens. Nous avons misé sur l’idée de créer des pôles internationaux d’écologie communautaire, des Ecopols. Son intérêt est de ne pas dépendre des états et des multinationales pour réaliser le changement, tout en restant ancré dans l’économie réelle, avec génération de revenus.

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Un groupe Femmes & Ecovillages créé à la Smala

On parle souvent de la simplicité volontaire, et concrètement, à la Smala c’est par la convivialité et l’écoute des réalités de vie de nos proches qu’elle s’exprime le mieux. Nous vous en parlons pour vous partager notre bonheur à voir notre mouvement prendre racine.

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Car début 2020, nous avons eu la première réunion des femmes de La Smala. Pourquoi et comment avons-nous choisi de vivre en écovillage ? Comment conjuguer ses projets personnels, la vie de famille, la tribu communautaire, le monde associatif ? Comment vivre au mieux cette transition écologique, qui est aussi voire surtout un chemin d’écologie intérieure ? En dialoguant ainsi, nous avons pu mieux nous comprendre, nous apprécier et nous inspirer les unes les autres.

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10 RÈGLES D’OR DE LA DYNAMIQUE COMMUNAUTAIRE SMALA

Édito de la newsletter de juin 2019.

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Ces règles ont été rédigées dans le cadre d’un projet pédagogique Européen SIRCLE réalisé par la Smala, avec les participants au camps d’été 2017 de Grandvaux sur la résilience communautaire. Elles sont surnommés l’Himalaya du bien vivre ensemble, car théoriquement c’est très beau à voir de loin, mais quand y on vit, en communauté, cela peut être très difficile de les pratiquer.

1 – S’engager dans un processus d’apprentissage individuel et collectif permanent.

2 – S’écouter réciproquement, se donner la parole.

3 – Faire ce que l’on dit, et dire ce que l’on fait.

4 – Tout projet est attribué à un-e seul-e responsable, au mérite (qualité et quantité des contributions passées).

5 – Avant de se considérer comme déchargé des prestations que l’on s’est engagé-e à fournir, demander une validation à ses clients.

6 – Reconnaître l’incertitude en s’adaptant aux imprévus.

7 – Exprimer ses difficultés (souffrances, insatisfactions) aux personnes directement concernées, et non pas à des tiers (confidences, rumeurs…).

8 – Adopter un comportement plus modéré si on nous le demande (ma liberté s’arrête là où commence celle des autres).

9 – Pratiquer l’alerte préventive de conflits (communiquer ses propres limites à respecter) et la médiation si les limites sont franchies.

10 – Contribuer à faire évoluer et compléter ces règles après les avoir pratiquées quelque temps.

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8 BONNES PRATIQUES DES ESPACES COMMUNS

Édito de la newsletter de mars 2019.

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1 – T’as ouvert ? Ferme.

2 – T’as allumé ? Éteint.

3 – T’as utilisé ? Nettoie, range, répare.

4 – Tu ne sais pas comment faire ? Demande de l’aide.

5 – Tu veux utiliser quelque chose qui n’est pas à toi ? Demande d’abord.

6 – Tu empruntes un truc ? Rends-le.

7 – Tu ne sais pas comment un objet fonctionne ? Prudence.

8 – C’est mis à disposition de tous ? N’en abuse pas.

Ce sont 8 petites suggestions de bien vivre ensemble, à copier et utiliser sans modération dans votre cafétéria, entrée d’immeuble, place de jeu, centre associatif…

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UNE BELLE HISTOIRE DE VIVRE ENSEMBLE EN 10 LABOS

Édito de la newsletter de février 2019.

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Que diriez-vous si vos voisins vous proposaient de s’organiser pour mettre 150 chf par mois et par adulte pour partager des légumes bios, une cafétéria, des repas sains à petit prix, un bureau co-working, des véhicules, des matériaux naturels pour l’écoconstruction, une salle polyvalente (de cours, sports, fêtes…), un système de recyclage, des produits de nettoyage faits maison, un jardin didactique en permaculture ?

Dans le même esprit d’acteurs du terrain que les manifestations étudiantes pour le climat inspirées de Greta Thunberg, nous avons commencé à développer 10 labos vivants. Notre but est de pour stimuler un des aspects les plus délicats de la transition écologique : notre partage en voisinage. Le modèle s’adapte à divers lieux : hameau, immeuble locatif en ville, quartier de villas, nouvel écoquartier…

Concrètement, ces 10 labos sont réunis dans un lieu que nous avons commencé à aménager comme un musée vivant, interactif. Nous y proposons des découvertes pédagogiques pour petits groupes, de 2h à une journée, incluant visite guidée, jeux, conférence, conseils, repas…

L’objectif est préparer et tester jusqu’en été 2020, puis d’inaugurer.
Voici les 10 labos du vivre ensemble qui pourront progressivement être adapté à d’autres lieux :

  • 1. Recyclages ménagers
  • En 2018, la Suisse recycle moins que la Slovénie, le Pays de Galle, la Corée du Sud, Taïwan (9e position). De plus, nous vivons dans le 3ème pays produisant le plus de déchets par habitant en Europe avec 733 kg par habitant et par année.
    Ce labo montre les bonnes pratiques ménagères en matière de gestion des déchets ménagers, lombricompostage, récupération et transformation des déchets sur place.
    Partenariats : summitfoundation.org pour les déchets, biocapi.ch pour toilettes sèches (compost).

  • 2. Fabrication produits de nettoyage naturels (vaisselle, sols, savons…)
  • En 2016, rien qu’à la station d’épuration des eaux (STEP) de Vidy (Lausanne), plus de 10 tonnes de produits phosphorés provenant des détergents (vaisselle, sols). Le phosphore est interdit en Suisse dans les lessives depuis 1986, mais pas encore dans les produits de vaisselle ni de lave-vaisselle. L’union européenne a interdit l’utilisation des phosphores pour les produits lave-vaisselle au 1er janvier 2017, mais la Suisse qui était pionnière dans ce domaine ne fait que l’envisager.
    Déjà en 2011, la Fédération Romande des Consommateurs (FRC) avait démontré que nous pouvons laver sans phosphate, à moindre coût, sans perte de temps ni de qualité ! Faire ses produits en famille ou entre voisins dans un immeuble, c’est bon pour le porte-monnaie, et c’est un loisir sympa pour passionnés de chimie, biologie, logistique…

  • 3. Cuisiner simple, bio & local
  • Les habitants suisses jettent en moyenne 2,3 millions de tonnes de nourriture par an. Ce qui représente comme dépenses 4 milliards de CHF/an. Ce gaspillage est donc de 94 kg/an par habitant, ce qui est égal à une somme annuelle moyenne de 2’000.- CHF.
    Pour bien consommer et manger à petit prix, et pour considérer l’alimentation comme un médicament de prévention santé, ce labo met en valeur des pionniers comme Ugly Fruits (fruits moches bio à prix abordables), Äss-Bar (recyclage des invendus en pâtisserie dans toute la Suisse), Raw-Lab (alimentation crue et bio).. Nous y organisons 15 à 30 repas par mois entre habitants, co-workers et invités, au gré des agendas. Nous y documentons comment bien manger à petit prix.

  • 4. Vitrine avec dépôt-vente directe de produits du terroir
  • En 2018, seules 22% de l’ensemble des exploitations agricoles vendent directement leurs produits aux consommateurs.
    Pour mettre en valeur cette consommation en tant que consomm-ACTEUR, nous collaborons avec des producteurs du Salon des Vins bio de Lavaux, des membres de la Fédération Romande de l’Agriculture Contractuelle de Proximité (fracp.ch), la foire Agri-Bio et la semaine du Goût.

  • 5. Jardin didactique (permaculture)
  • Quand on parle de pollution des sols, on pense souvent aux déchets artisanaux et industriels anciens, mais ce ne sont pas les seuls polluants. Cette pollution, qui a pour origine plusieurs dizaines d’années de mauvaises pratiques, a plusieurs causes comme l’incinération d’ordures en plein air ou l’utilisation excessive d’engrais chimiques par des jardiniers amateurs.
    Vous pourrez découvrir les bonnes pratiques : potager bio, herbes pour phytothérapies, hôtel à insectes pour la biodiversité, plantes comestibles locales et anciennes. Des collaborations ont été déjà établies avec notamment la fondation ecojardinage.ch, les écopaysagistes de dessine-moi un jardin et divers experts intervenants.

  • 6. Salle de cours et conférences (polyvalente) : l’écologie numérique et économique
  • Pour les cadres des secteurs publics et privés, comme un think tank participatif, ce centre de Grandvaux ouvre la porte aux questions des pratiques quotidiennes en société.

    Axe numérique: Smart Cities, citoyenneté numérique, prévention de l’infobésité, éthique… Chaque année dans l’espace web circulent 10x plus de “mauvaises” info par rapport aux “bonnes” info. Ce sujet n’est que la pointe de l’iceberg de nos défis pour des bonnes pratiques numériques. Et celles-ci existent : wiki, Culture et logiciels libres, crowdsourcing, ethic data management… Nous apportons des solutions sur mesures via notre partenaire Ynternet.org (V-P Florence Devouard, qui a présidé la fondation Wikimedia USA) pour, notamment, migrer ses ordinateurs sous logiciel libre, publier nos recettes et modes d’emplois sous licence CreativeCommons

    Axe économique: société à 2000 Watts, et évolution des habitudes en entreprise, réduction des consommations et simplicité volontaire, recyclage et lutte contre le gaspillage… Cette démarche est promue notamment via le réseau mondial des écovillages (GEN) dont la Smala est seule représente en romandie, contribuant ainsi à générer la confiance dans les changements de pratiques, vers plus de sobriété et de simplicité.

  • 7. Co-working de projets écologiques : un incubateur d’innovation socio-écologique
  • C’est le premier centre co-working dédié à l’innovation sociale en romandie. Il est codirigé par notre partenaire l’association APTES.ch, Association pour la Promotion de la Transdisciplinarité et de l’Entrepreneuriat Social. Nous y offrons des stages de 6 mois pour créateurs d’entreprises d’innovation sociétale, et avons déjà aidé plus de 100 micro-entrepreneurs et chercheurs d’emploi sur 2007-2018.

  • 8. Arts et artisanats DIY avec signalétique pédagogique (musée vivant)
  • Ce labo combine oeuvres d’artistes confirmé (à fort coefficient poétique) et présentations de solutions artisanales basée sur le recyclage d’objets courants. Une signalétique pédagogique est aussi réalisée par des artistes, pour documenter les pratiques des labos.
    De plus, ce labo permet de présenter cet écococentre comme un musée vivant à visiter.

    Il pourra donc regrouper :
    A) Des artistes spécialisés en créations pour les transitions sociétales, avec une dizaine d’artistes dont certains déjà pré-sélectionnés (architecture organique et/ou anthroposophe avec K-Soul, bande dessinée Squarzoni, écrivain Bernard Werber, peintres-installateurs Olivman, musicien MC Romulus, Naomi Klein) ;
    B) Des acteurs des Hautes Écoles spécialisées de Romandie (HES-SO) ;
    C) Les réseaux internationaux d’innovation écologique, notamment les technologies DIY (Do It Yourself) tels OpenSourceEcology, PreciousPlastic.com…

  • 9. Écoconstruction avec matériaux naturels
  • Aujourd’hui, près de 40 % de l’énergie consommée en Suisse sert à approvisionner les bâtiments. Il existe en Suisse encore 1,5 million de bâtiments qui ont besoin d’être rénovés. Au-delà de l’efficience énergétique, nous y présentons les matériaux et systèmes naturels réalisés dans nos diverses maisons construites par nos artisans, avec leur impact sur la qualité de vie et les gestes du quotidien (exemple : chauffages à pellets, peinture à l’argile, écobéton, réseau 12 volts, eau de pluie pour potager…).
    Durant la visite sous forme signalétique et de catalogue, le public trouve des solutions concrètes, avec coûts au m2 ou m3, options d’artisans conseillés, options de matériaux…

  • 10. Escape room sur les risques d’extinction de l’humanité
  • Ces risques sont réels. Pour sensibiliser le public, nous créons un jeu dans une pièce dite “escape room” : enfermés pendant 60 minutes, un groupe de 4 à 6 personnes tente d’en sortir en résolvant des énigmes. Thème choisi : les risques d’effondrements de société découlant de la 6e extinction de masse (dite de l’anthropocène), sur une base scientifique. Les événements forts des alertes d’experts depuis les années 1970 y sont présenté de manière ludique.

    Sources des chiffres et statistiques : voir lasmala.org/stats-labo-vivant.

    Alors imaginez-vous en 2021 arriver avec des amis dans notre écolieu où des gens cohabitent, mangent sainement, coopèrent, présentent les innovations du vivre ensemble, utilisent des logiciels libres, recyclent beaucoup, festoient, partagent des véhicules, chacun à leur rythme. C’est cela que nous construisons, dans ces murs en bois que nous habitons.

    Et pour bien avancer, nous allons organiser un chantier festif en été 2019 pour réaliser la partie jardin et déco créatives. Ce sera tout juillet et août 2019, vous pouvez réserver et nous contacter dès maintenant par retour de courriel.

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    ECOVILLAGES, UNE ÉCOLE DE VIE HORS DES SILOS

    Édito de la newsletter de novembre 2018.

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    T’es dans quel silo ? Dans notre société, il semblerait que presque tout fonctionne en “silos”. C’est un nouveau terme métaphorique pour désigner les environnements sociaux et professionnels très cloisonnés. Hyper-individualistes. Où le chacun pour soi règne.
    Concentrons-nous ici sur l’aspect professionnel des silos. On doit entrer dans des cases. Accepter d’être catégorisé. Pierre Rabhi blague en disant que nous travaillons dans une boîte, sortons en boîte le samedi soir, et finissons notre vie dans une boîte. Une des premières questions pour faire connaissance entre inconnus est « tu fais quoi dans la vie ? », et si on a l’idée de répondre « le moins possible », ou simplement « plein de trucs différents », on passe vite pour un-e original-e, hors cadre, peu « inclus-e », hors normes. Et oui, notre chemin de vie nous guide dès nos débuts vers l’apprentissage d’un métier spécifique, d’un savoir faire, plus que d’un savoir être. Ce qui donne des gens très compétent dans leur segment (leur silo), mais pas toujours très l’aise avec la réalité de l’autre. Quant au savoir-être, il se développe par la diversit des expériences socio-professionnelles, en se reliant aux autres, en pratiquant des arts socialisant comme le théâtre d’improvisation ou le clown, par les voyages en groupe, la participation à des comités d’associations, l’entraide interculturelle et intergénérationnelle… Mais la société est si compétitive et nos journées sont si chargées que nous sommes vite découragés par ces engagements « en plus » de notre vie professionnelle spécialisée, et devons souvent nous concentrer sur nos savoir-faire répétitifs, industriels, à l’image des Temps Modernes déjà dénoncés par Chaplin il a près d’un siècle. Et oui, en associant simplistement la réussite de sa vie au confort matériel plutôt qu’au développement social et spirituel, la tendance consumériste nous amène “par la force des choses” à se spécialiser dans un secteur pointu, pour devenir expert ou exécutant.

     

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    (A lire comme on déguste un dessert) – Accueillons Antanas Mockus ensemble.

    (A lire comme on déguste un dessert) – Accueillons Antanas Mockus ensemble.

     

    Édito de la newsletter de mai 2017.

    Mockus vient passer une semaine à la Smala. Vraiment. C’est pas une blague. Il est pour nous un superhéros, une source d’inspiration majeure. Triple champion du monde dans la catégorie poids lourds des visionnaires humanistes, Antanas rejoint pour nous le cercle exceptionnel des accoucheurs-réconciliateurs d’une mondialisation heureuse. Vous avez aimé Pierre Rabhi sur la décroissance ? Elizabeth Kübler-Ross sur l’acceptation de la mort (seule Suissesse parmi les 100 personnalités qui ont le plus changé le 20e siècle selon le Times) ? Paolo Freire sur la théologie de la libération (Brésilien exilé à Genève) ? Rudolf Steiner sur l’anthroposophie à Bâle ? Albert Jacquard (un des parrains de la Smala) sur l’assignation à résidence sur Terre ? Vous allez a-do-rer Mockus.

    Quelle histoire !!!

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    Des raisons d’espérer… et de se réjouir à Cheiry et Grandvaux.

    Édito de la newsletter de mars 2017.

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    Comment espérer et se réjouir des aventures de la Smala si nous n’avons pas de gros problèmes ? A priori, c’est une drôle de question, mais en fait, quand on n’a pas de problèmes, on s’agite moins donc on attire moins l’attention. Et on ne le sait que trop bien : pour être commercialement compétitifs, les médias qui dépendent de la publicité sont pris dans une surenchère de nouvelles aux titres chocs pour flatter nos bas instincts (peurs, indignation, désirs de consommation…). Cela crée de bien mauvaises dépendances à l’info-poubelle, et nous détourne des infos lentes, plus subtiles et moins enthousiasmantes.

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    Que partageons nous avec nos voisins

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    Concrètement, que connaissons-nous de nos voisins ? Que partageons-nous avec eux ?

    Comment passer du voisinage subi au voisinage choisi ? La Smala répond : ben… en créant des Ecopol, pardi ! Un Ecopol, c’est avant tout un contrat social, à découvrir ici.

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