10 exemples de pratiques inspirantes à découvrir dans le labo vivant

Voici des exemples concrets de pratiques présentées pendant les formations (liste non exhaustive) :

1. Un modèle économique immobilier en coopérative d’utilité publique, avec des loyers de CHF 400-600/mois/pièce, incluant l’accès à de grands espaces partagés.

2.Un espace de co-working accueillant co-habitants et aussi collaborateurs vivant hors de l’Ecopol, offrant des formations continues en vivre ensemble et savoir être.

3.Des groupes d’entraide intergénérationnelle pour les bons usages des outils numériques pour la communication interne, surtout appréciés des seniors.

4.Des ateliers de fabrication de produits naturels pour fertiliser, peindre, laver.

5.Des solutions innovantes de gestion des déchets ménagers avec stockage intelligent et recyclage des matériaux de chantier en œuvres d’art et en objets fonctionnels (mobilier, parois, décorations multiples…).

6.Des règlements facilement applicables pour animaux domestiques, conciergerie, gestion des stocks, usages d’espaces communs, PV de séances.

7.Formules bien manger à petit prix, avec achats mutualisés et liberté de rythme.

8.Chauffage à pellets décentralisé, moins coûteux et plus efficace, nécessitant la collaboration entre voisins et environ 15 minutes d’entretien par semaine.

9.Récupération de l’eau de pluie et autres techniques de réutilisation, avec des solutions low-tech en DIY (Do It Yourself, « Fais-le toi-même »).

10.Nourriture du jardin, potager avec signalétique pédagogique complétée par l’achat de légumes bio de deuxième choix chez des partenaires agriculteurs locaux.

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Nos résultats concrets sur 2015 à 2019

En 2013-2014, après 20 ans d’activités dans des écolieux temporaires loués, nous avons formalisé un cadre pour acheter en coopérative et créer des écovillages avec notre méthode dite Ecopol. Voici nos résultats 5 ans plus tard.

– Création de deux écolieux durables à Grandvaux et Cheiry. Après 40 lieux temporaires loués ou prêtés, c’est un soulagement de ne plus devoir quitter un lieu dans lequel nous avions mis notre amour ! Pour y parvenir, nous avons dû réunir des fonds de privés, puis convaincre des banques, et obtenir toutes les autorisations. C’est un vrai parcours du combattant, réussi.

– La Smala est devenue la première structure de Suisse romande à devenir membre des réseaux internationaux d’excellence dédiés aux transitions sociétales, ENOLL (réseau des Labos Vivants) et le GEN (Global Ecovilage Network).

– une douzaine de nos projets pédagogiques ont été sélectionnés par l’UE et la Confédération, pour former des formateurs à la transition socio-écologique, sur des thèmes comme la résilience communautaire (formations pour garder confiance malgré les conflits relationnels), l’écoconstruction avec des matériaux naturels (car la grande majorité des écoconstruction utilisent surtout du plastique et du béton pour obtenir le label Minergie !) et la création de micro-entreprises artisanales. Voir ici les rapports de notre institut de recherche et formation.

– soutien au démarrage d’une quinzaine de micro-entreprises artisanales qui fonctionnent aujourd’hui : écoconstruction, formation internet éthique, repas bio…

– 3’000 visiteurs venus s’inspirer pour réaliser leurs projets d’écolieux durant près de 150 rencontres didactiques Smala CoCo ou des conférences…

– 120 membres ayant placé près de 3 millions de francs sur nos projets immobiliers non spéculatifs.

ÉCOVILLAGES LA SMALA EN CHIFFRE FIN 2019

Depuis 1993 : gestion de 40 ruches créatives et écologiques « temporaires » (louées, prêtées).

Patrimoine acquis : 5 maisons sur 3 sites (Grandvaux, Cheiry, Lucens) pour ~ 80 personnes.

Membres : ~180, dont 120 ayant placés des fonds dans la coopérative Bâtir Groupé et 60 membres des divers comités, groupes de travail et conseils scientifiques.

Fonds à ce jour : 2,7 millions de chf (mio), placés sur des cycles de 4 ans.

Intérêt sur placement (dès 10’000chf) : 2 %, soit 0,5 % de + que le taux de référence CH (1,5%).

Somme moyenne placée par nos membres : environ 40’000 chf.

Fonds déjà restitués depuis 2016 : 1,5 mio (donc total placés 4,2 mio).

Respect des délais de restitution : 100 % depuis nos débuts en 2013 (grâce à la gentillesse de nos membres, car env. 30 % ont accepté un report de délai de 3 à 24 mois, merci à vous!).

Club Social : 4 rencontres/an (repas gastro bio, fêtes, conférences), nous reliant au-delà de l’intérêt financier. Des moments conviviaux, pour partager nos expériences de transitions.

Budget 2020 : env. 800’000.- chf, la majorité provenant des loyers et des formations, couvrant les hypothèques et amortissement bancaires, avec 20-30 % dédiés à la gestion des projets d’innovation.

Micro-entreprises co-créées par année : 3 en moyenne (écoconstruction, internet, formation…).

Aide de l’état : 5-10 % de notre budget, provenant essentiellement de la confédération CH et l’UE.

Nombre d’entités partenaires : 5, soit La Smala (association, qui anime avec formations, cours, entraide),Bâtir Groupé (coopérative, d’utilité publique qui achète-construit-loue-gère), Ynternet.org (Fondation pour l’internet éthique : conférences TEDxGeneva, recherche académique), APTES (stages, insertion socio-professionnelle) et des artisans écoconstructeurs.

L’équipe : 42 personnes équivalent à environ 16 plein temps, composée d’animateurs socioculturels, artisans écoconstructeurs, cuisiniers, chercheurs académiques, économistes humanistes, formateurs, éducateurs, organisateurs d’événements, architectes, informaticiens, comptables, juristes, médiateurs, coordonnée par une direction collégiale de 6 personnes (administration, écoconstruction, recherche et formation, finances, events TEDxGeneva). La plupart consultant indépendants, avec une dizaine de stagiaires/bénévoles se formant à l’écologie communautaire entrepreneuriale.

* Nous précisons bien que ces chiffres sont à conserver dans leur contexte. Nous restons une structure modeste, fonctionnant en bonne partie grâce au bénévolat. Nous sommes des entrepreneurs sociaux, dédiés à cette transition écologique que avons choisi de stimuler avec des actions concrètes, duplicables ailleurs, pour inspirer les changements de modes de vie en cours.

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Bilan 2015-2019 & Vision 2025-2040 : une lueur d’espoir

Ecovillages La Smala 2019

Merci les jeunes ! En 2019, Greta Thunberg et les jeunes générations du monde entier ont réussi à faire bouger les lignes du «développement durable». Face à l’urgence climatique, elle a dit en substance aux détenteurs des pouvoirs politiques et économiques (citations) : je veux que vous paniquiez. Nous ne vous pardonnerons jamais votre inertie. Si les solutions au sein du système sont si impossibles à trouver, nous devrions peut-être changer le système lui-même. Vous dites que vous aimez vos enfants par-dessus tout, et pourtant vous volez leur avenir sous leurs yeux. Nous ne pouvons donc pas sauver le monde en respectant les règles, car les règles ont besoin d’être changées. Tout doit changer et cela doit démarrer aujourd’hui.

Plusieurs de nos membres ont rencontré Greta , certains ont œuvré avec elle pour faire émerger ces groupes d’actions régionaux, participant aussi à la désastreuse COP25 de Madrid, délaissant leur vie quotidienne pour s’engager face l’urgence climatique. Chapeau bas ! Néanmoins les constats en fin d’année 2019 sont là : malgré des mobilisations massives et enthousiasmantes comme les marches pour le climat, les grand-messes de la surconsommation continuent de faire le plein, comme le black friday et les financements bancaires des centrales à charbon.

Si certains gouvernements vont financer la transition écologique, leurs plans restent néanmoins centrés sur la croissance à tout prix. C’est donc des mesures peu utiles, voire même contre-productive. Exemple : le récent green new deal de l’UE, du marketing vert de faible consistance.

Le GIEC, c’est pas de la tarte. Certains doutent encore des risques que notre mode de vie actuel fait planer sur la survie de l’humanité. Et pourtant les rapports du GIEC, avant d’être publiés, sont révisé et filtrés par les politiques, réduits à leur strict minimum consensuel. Donc lorsque le GIEC publie que nous devons réduire notre train de vie, c’est sérieux (voir notamment la fameuse page 108 citée par Greta). Soyons clairs : passer aux énergies renouvelables ne suffira pas pour éviter de subir de plein fouet une décroissance brutale de notre qualité de vie dans les décennies à venir.

Vite … ralentissons ! Quel paradoxe. Pour conserver le fragile équilibre des écosystèmes, il ne s’agit pas de réduire de 10-20 % nos productions et consommations en 30 ans à 50 ans, mais bien de 60-80 %, selon les domaines, en 10 à 25 ans. Cela signifie beaucoup moins de transports, viandes, hautes technologies, industries lourdes, supermarchés, monocultures…
Quelques sources fortes : The Guardian // National Geographic // France 24 et le parlement Européen

Bonne nouvelle : l’idée de simplicité volontaire se propage dans l’esprit des occidentaux. C’est peut-être le meilleur fruit de nos mobilisations régulières. L’opinion publique commence à accepter l’idée… Selon un sondage d’été 2019, 54% des Français reconnaissent que la croissance verte ne suffit pas, et que la décroissance est une meilleure option. Théoriquement, l’idée a «gagné» les esprits des occidentaux. Il n’est plus si rare non plus d’entendre dans un média un lobbyiste admettre que notre mode de vie actuel n’est plus très durable. Nous serions peut-être enfin disposés à réduire nos productions et consommations de manière « soutenable », mais seulement à condition de ne pas trop en souffrir. Et si une proposition claire émerge, nous pourrions aussi apprécier de changer de mode de vie. Quelle proposition ? Partout, des mouvements pionniers créent des labos vivant de l’écologique communautaire. Il n’y a de loin pas que La Smala. Saluons notamment en francophonie les Oasis des Colibris et la Suite du Monde. Nous nous inspirons les uns les autres.

Y’a pas d’argent public pour la transition nécessaire ! Il semble que malgré les preuves scientifiques de l’urgence climatique, les détenteurs de pouvoirs restent dépendant de la culture de la croissance, sans remettre en question notre mode de vie. Ils attendent de voir les premières catastrophes écosystémiques se produire pour se sentir autorisés à réagir vite et fort, comme on attendrait les premiers arrêts de livraison dans les supermarchés pour planifier le rationnement alimentaire en temps de guerre. Les conférences sur le climat accouchent de souris, les aides publiques restent concentrées dans des silos pour l’aide sociale, l’art professionnel, la promotion économique pour les start-ups (bio)technologiques, ou la transition énergétique qui reste insuffisante voire contre-productive. A ce jour, aucun gouvernement ni grande organisation (multinationales, ONU…) ne finance en priorité la transition vers moins, donc vers plus de simplicité, d’artisanat, d’alimentation saine, d’éducation participative, d’innovation sociale… On reste centré sur la croissance purement économique.

L’initiative citoyenne, ultime espoir. Avec notre démarche Ecopol, dédiée à la sobriété heureuse, aux arts pédagogiques et artisanats locaux, nous sommes donc hors du cadre des politiques actuelles de transition écologique. Cela nous amène à s’organiser sans presque aucune aide des États et des entreprises. Il ne reste que vous, chers lecteurs, pour participer à l’aventure.

Notre première autonomie est financière. Acheter, investir, ce sont des actes politiques. C’est là toute notre force : exister, montrer que c’est possible de vivre heureux avec moins, y compris économiquement ! Nous avons l’aide de citoyens qui sont conscients de l’obligation de changements plus profonds, et choisissent d’investir dans nos écovillages. L’initiative citoyenne, ancrée dans l’économie réelle et cadrée par des audits indépendants montrant la vitalité de la structure, c’est la seule force actuelle face à notre système monomaniaque.

Créer des écovillages contribue beaucoup à cette transition profonde, même si c’est difficile : il y a plus de partage, donc d’obligation de s’entendre, au-delà du seul bon voisinage des coopératives d’habitation et des écoquartiers. Avec la Smala, forts de nos expériences depuis 1993, nous avons choisi de nous engager autour d’un contrat social clair, avec un budget en commun pour jardinage, cafétéria, troc, stocks, ateliers et bureaux partagés, repas…

Vivre ensemble fait encore peur. Même si la confiance augmente, vu que nous avons bien documenté nos pratiques (non religieuses, liberté de rythme et privacité, bonne gouvernance participative, contrat social clair, transparence…), c’est parfois très difficile de bénéficier de bienveillance face à cette approche inhabituelle. Par exemple en 2018, un envieux a utilisé son statut de pasteur et notable pour mener une “cabale” en contactant nos partenaires et la presse. L’affaire s’est dégonflée. Il a finalement reconnu ses torts et s’est excusé par écrit. C’est un bon exemple des soucis que rencontrent ceux qui nagent à contre-courant. Et de notre capacité à y faire face avec résilience.

Toutes ces années, malgré les embûches, nous avons su raison garder, rester solidaires pour continuer la route prise il y a presque 30 ans déjà. Oui, nous sommes durablement là, des gens différents et complémentaires, unis par des valeurs fortes, une tribu en mouvement (qui se dit “la Smala” en berber).

En 2020, nous lançons un nouvel appel à placements. Quand ça va mal, les gens s’unissent pour dénoncer. Mais il est plus difficile de s’unir pour réaliser ensemble des projets. C’est notre but. Nous faisons appel à votre sens citoyen.
Voici le contexte dans lequel nous lançons cet appel au cercle des sympathisants de la Smala.

Pari tenu ! Voir ici nos résultats concrets sur 2015 à 2019.

Objectif 2025 : une fédération d’écolieux coopératifs en Romandie.

Nous avons un plan d’action visant d’ici à 2025 à animer au moins 4-5 écolieux à taille humaine en Romandie, pour 200 à 400 personnes. Nous y proposons du vrai lien social, au-delà du logement à prix abordable et de l’efficacité énergétique : cafétéria financée par les charges locatives, soutien aux artisans habitant sur place, entraide entre générations, formations continues, espace co-working, jardins en permaculture pour plus de souveraineté alimentaire… La méthode Ecopol commence à faire ses preuves. C’est un travail de longue haleine, réalisé en coopération avec de nombreuses petites organisations alternatives qui permettent d’y générer des revenus, comme Aess-Bar.

Si nous montrons la voie, d’autres pourront utiliser cette méthode, vu qu’elle a déjà été testée et améliorée sur plus de 40 lieux temporaires depuis 1993.

Imaginez une planète en 2040 où un habitant sur cent ait déjà migré dans des écovillages fonctionnels, bien établis, indépendants de toute croyance religieuse, inspirant les politiques mondiales visant à limiter nos consommations à 1’000 watts au lieu des 5’000 à 6’000 actuels. C’est pour cela que nous nous engageons. Aujourd’hui, c’est plutôt une personne sur dix-mille qui vit ainsi dans la simplicité volontaire, et encore, c’est si on inclus les peuples premiers. Donc il y encore du boulot.

On sait que la plupart d’entre vous, participez à cette transition par le recyclage, les thérapies douces, les projets associatifs et citoyens, l’économie solidaire, les changements internes aux entreprises. Chaque type d’initiative fait sens. Nous avons misé sur l’idée de créer des pôles internationaux d’écologie communautaire, des Ecopols. Son intérêt est de ne pas dépendre des états et des multinationales pour réaliser le changement, tout en restant ancré dans l’économie réelle, avec génération de revenus.

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Un groupe Femmes & Ecovillages créé à la Smala

On parle souvent de la simplicité volontaire, et concrètement, à la Smala c’est par la convivialité et l’écoute des réalités de vie de nos proches qu’elle s’exprime le mieux. Nous vous en parlons pour vous partager notre bonheur à voir notre mouvement prendre racine.

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Car début 2020, nous avons eu la première réunion des femmes de La Smala. Pourquoi et comment avons-nous choisi de vivre en écovillage ? Comment conjuguer ses projets personnels, la vie de famille, la tribu communautaire, le monde associatif ? Comment vivre au mieux cette transition écologique, qui est aussi voire surtout un chemin d’écologie intérieure ? En dialoguant ainsi, nous avons pu mieux nous comprendre, nous apprécier et nous inspirer les unes les autres.

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9 Principes du bien-vivre ensemble

Édito de la newsletter d’avril 2019.

1. PARTENAIRES. Gardons en tête que nous sommes des partenaires sociaux. L’union fait la force. Nous avons besoin les uns des autres.

2. ÉQUILIBRES. Trouvons nos rythmes et équilibres entre solitude, famille et communauté.

3. RESPONSABILITÉ. Prenons quelques engagements, et tenons-les.

4. COMMUNICATION NON VIOLENTE. Visons à avoir la parole impeccable, parlant juste le nécessaire, d’un ton agréable, sans mauvaises blagues ou mots injurieux. Ne commentons pas les fautes des autres, évitons les commérages.Et si nous n’y parvenons pas, pardonnons-nous dès que possible.

5. DIVERSITÉ D’OPINIONS. Ayons l’esprit ouvert, tant pour respecter les opinions des autres que pour savoir comment être en désaccord, paisiblement.

6. POSITIVITÉ. Ensemble, soyons gais et optimistes.Irradions autour de nous une atmosphère de gentillesse et de confiance.Louons les bonnes actions, même sans savoir qui les a faites.

7. EN PHASE. Évitons d’interférer dans les dynamiques existantes sans y être invités. Montrons de l’intérêt pour tout ce que les autres font ou aiment. Réjouissons-nous avec ceux qui se réjouissent, et soutenons ceux en détresse. Participons aux activités célébratives pour affermir nos liens.

8. GRATITUDE. Sachons dire merci de la manière qui convienne à chacun-e, reconnaître les contributions, être toujours capable d’exprimer de la gratitude.

9. CULTURE DU DON. Tentons d’éviter d’être mercenaires, ne faisons pas le bien de manière calculée.

Et si nous n’y parvenons pas parfois, pardonnons-nous vite, sans intermédiaires, simplement.

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10 RÈGLES D’OR DE LA DYNAMIQUE COMMUNAUTAIRE SMALA

Édito de la newsletter de juin 2019.

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Ces règles ont été rédigées dans le cadre d’un projet pédagogique Européen SIRCLE réalisé par la Smala, avec les participants au camps d’été 2017 de Grandvaux sur la résilience communautaire.

1 – S’engager dans un processus d’apprentissage individuel et collectif permanent.

2 – S’écouter réciproquement, se donner la parole.

3 – Faire ce que l’on dit, et dire ce que l’on fait.

4 – Tout projet est attribué à un-e seul-e responsable, au mérite (qualité et quantité des contributions passées).

5 – Avant de se considérer comme déchargé des prestations que l’on s’est engagé-e à fournir, demander une validation à ses clients.

6 – Reconnaître l’incertitude en s’adaptant aux imprévus.

7 – Exprimer ses difficultés (souffrances, insatisfactions) aux personnes directement concernées, et non pas à des tiers (confidences, rumeurs…).

8 – Adopter un comportement plus modéré si on nous le demande (ma liberté s’arrête là où commence celle des autres).

9 – Pratiquer l’alerte préventive de conflits (communiquer ses propres limites à respecter) et la médiation si les limites sont franchies.

10 – Contribuer à faire évoluer et compléter ces règles après les avoir pratiquées quelque temps.

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ECOVILLAGES, UNE ÉCOLE DE VIE HORS DES SILOS

Édito de la newsletter de novembre 2018.

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T’es dans quel silo ? Dans notre société, il semblerait que presque tout fonctionne en “silos”. C’est un nouveau terme métaphorique pour désigner les environnements sociaux et professionnels très cloisonnés. Hyper-individualistes. Où le chacun pour soi règne.
Concentrons-nous ici sur l’aspect professionnel des silos. On doit entrer dans des cases. Accepter d’être catégorisé. Pierre Rabhi blague en disant que nous travaillons dans une boîte, sortons en boîte le samedi soir, et finissons notre vie dans une boîte. Une des premières questions pour faire connaissance entre inconnus est “tu fais quoi dans la vie ?”, et si on a l’idée de répondre “le moins possible”, ou simplement “plein de trucs différents”, on passe vite pour un-e original-e, hors cadre, peu “inclus-e”, hors normes. Et oui, notre chemin de vie nous guide dès nos débuts vers l’apprentissage d’un métier spécifique, d’un savoir faire, plus que d’un savoir être. Ce qui donne des gens très compétent dans leur segment (leur silo), mais pas toujours très l’aise avec la réalité de l’autre. Quant au savoir-être, il se développe par la diversit des expériences socio-professionnelles, en se reliant aux autres, en pratiquant des arts socialisant comme le théâtre d’improvisation ou le clown, par les voyages en groupe, la participation à des comités d’associations, l’entraide interculturelle et intergénérationnelle… Mais la société est si compétitive et nos journées sont si chargées que nous sommes vite découragés par ces engagements “en plus” de notre vie professionnelle spécialisée, et devons souvent nous concentrer sur nos savoir-faire répétitifs, industriels, à l’image des Temps Modernes déjà dénoncés par Chaplin il a près d’un siècle. Et oui, en associant simplistement la réussite de sa vie au confort matériel plutôt qu’au développement social et spirituel, la tendance consumériste nous amène “par la force des choses” à se spécialiser dans un secteur pointu, pour devenir expert ou exécutant.

 

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Des raisons d’espérer… et de se réjouir à Cheiry et Grandvaux.

Édito de la newsletter de mars 2017.

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Comment espérer et se réjouir des aventures de la Smala si nous n’avons pas de gros problèmes ? A priori, c’est une drôle de question, mais en fait, quand on n’a pas de problèmes, on s’agite moins donc on attire moins l’attention. Et on ne le sait que trop bien : pour être commercialement compétitifs, les médias qui dépendent de la publicité sont pris dans une surenchère de nouvelles aux titres chocs pour flatter nos bas instincts (peurs, indignation, désirs de consommation…). Cela crée de bien mauvaises dépendances à l’info-poubelle, et nous détourne des infos lentes, plus subtiles et moins enthousiasmantes.

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Atelier découverte mosaïque 24-25 juin 2017

Samedi et dimanche 24-25 juin, un week-end pour apprendre les ficelles de la création de mosaïques, avec Catherine Favre. Prix pour les deux jours : CHF 50.-/personne, repas de midi inclus. Au programme : formation autour de toutes les étapes de réalisation de mosaïques et céramiques créatives sur divers plans (escaliers, tables, sols, murs), à l’intérieur comme à l’extérieur. Tous les niveaux sont les bienvenus ! Lieu : Maison Smala, rue de la Gare 5, 1091 Grandvaux, juste derrière la gare. Plan d’accès ici. Horaires : Jour 1, sam 24 juin : 10h30-17h30 Jour 2, dim 25 juin : 11h30-18h30 Inscriptions ici.

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