Youpee : Smala devient membre d’ENoLL, le réseau UE des Living Labs !

C’est un centre de recherche sur les pratiques d’avenir. Il regroupe des acteurs des secteurs publics, privés, associatifs, créatifs, dans l’objectif de tester en « grandeur nature » des services, des outils ou des usages nouveaux. Il s’agit de sortir la recherche des laboratoires pour la faire descendre dans la vie de tous les jours, en ayant souvent une vue stratégique sur les usages potentiels de ces technologies (…). Un Living Lab favorise l’innovation ouverte, le partage des réseaux et l’implication des utilisateurs dès le début de la conception de nouvelles méthodes, procédés, outils, services…

Après 24 ans d’activités (1993-2017), Smala a pu s’installer dans un lieu durable à Grandvaux. Cette ruche créative pour coopérer et cohabiter comprend des logements et un centre de formation, appelé Labo Vivant Ecopol.

Et… bonne nouvelle, ce projet de Labo Vivant a gagné l’appel à projet de la « 12e vague des Living Lab Européens ».

Warf, mais c’est quoi, un Living Lab ?
Les Living Labs sont des lieux où citoyens, habitants, usagers sont considérés comme des acteurs clés des processus de recherche et d’innovation. Ils regroupent des acteurs publics, privés, des entreprises (souvent PME), des associations, des acteurs individuels, pour tester « grandeur nature » des services, des outils ou des usages nouveaux. La plupart des projets développés dans les Living Labs sont plus orientés sur la haute technologie, et situés dans des campus universitaires. Mais pas tous. Au fond, la majorité des écovillages durables sont des Living Labs en puissance. Et, fidèles à notre chemin vers la simplicité volontaire, dans ce Living Lab nommé Ecopol à Grandvaux, nous proposons des expériences dites basse technologie (low tech), pour favoriser plus de liens et moins de biens. Nous expérimentons comment densifier les liens socioculturels, en gardant la joie de vivre malgré les inévitables chocs relationnels. Nous y pratiquons diverses formes de sociocratie, telle que la méritocratie dans l’entrepreneuriat social, l’holocratie, la gouvernance wiki, divers types de médiation préventive de conflit…

Nous avons aussi commencé à y tester des pratiques écologiques simples, comme celle de préparer les produits de nettoyages (pour vaisselle, lessive, sols, fenêtres) pour tout un immeuble, en le distribuant à tous les habitants. Pour soi c’est facile, mais quand la logistique devient nécessaire, c’est un vrai défi pour réussir à bien communiquer entre cohabitants et coopérants sur les stocks disponibles, les bons usages, les changements de manière de faire… Imaginez concrètement si on fabriquait tous nos produits de nettoyage, par quartier et/ou par immeuble, on éviterait les produits phosphorés qui polluent nos eaux et nos sols, en payant moins cher, et en se fréquentant plus entre voisins. Dans cette même dynamique, nous proposons aussi la réalisation de mosaïques avec des céramiques et du bois recyclés pour embellir nos écolieux avec des personnes en quête d’activités utiles (avec invalidité, en réinsertion socio-professionnelle, en retraite active…). Nous préparons un projet dépôt-vente de produits du terroir pour le quartier, des formations artisanales, de l’aide au démarrage d’activités de thérapeuthes, des stages pour universitaires souhaitant passer de la théorie à la pratique écologique…. Nous formons aux logiciels libres, aidons les séniors dans leur transition numérique. Nous proposons des stages d’immersion en écovillage pour les jeunes et les voyageurs de passage.