Dans la jungle des écovillages, la Smala ouvre de nouveaux chemins.

Édito de la newsletter d’octobre 2016.

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Ecoquartier, maison Minergie, ville en transition, coopérative écologique… Comment s’y retrouver dans la jungle des offres d’écolieux ? Quel type d’écolieu vous conviendrait ?

Dans le livre Ecopol, nous passons en revue tous ces modes d’écohabitat. Y sont aussi résumés des dizaines de livres, films et articles montrant le défi du vivre ensemble.

Saviez-vous que seul un projet sur dix environ voit le jour ? Chaque projet, c’est des rêves, des réunions de passionnés et d’experts, des chiffres, des études de projets, etc.

Et vous l’aviez compris : au-delà du seul projet technique, c’est la dimension sociale et économique qui est au coeur d’une vraie démarche d’écolieu. Adapter les lois universelles du vivre ensemble à chaque culture, chaque situation, chaque terrain, c’est devenu notre métier : créateurs d’écolieux.

Nous sommes maintenant une quarantaine de collaborateurs dans le réseau de la Smala, actifs sur les divers projets pour un équivalent de 20 postes à temps plein. C’est un sacré défi. Artisans, comptables, pédagogues, architectes, économistes, écoconstructeurs, graphistes, communicants, comptables, artistes, ingénieurs, pédagogues, pour aller au-delà de la seule efficacité énergétique des maisons. Nos points communs : nous sommes tous des créatifs culturels. Nous mangeons souvent ensemble, travaillons de concert et partageons nos valeurs, en toute simplicité. Et nous ouvrons notre porte à tout porteur de projet d’écolieu, pour une pré-étude (qui souvent devient une mini formation-coaching gratuite).

Ces derniers mois, nous avons par exemple aidé une équipe souhaitant racheter une grande ferme à Montricher dans le Jura, une autre venant de l’écoquartier Vauban en Allemagne, envisageant de nous mandater pour développer pour un écovillage naturiste dans le sud de la France. Nous avons réalisé une médiation dans une communauté existante à Barcelone. Préparé une formation en communauté résiliente pour 2017. Inauguré notre maison de Cheiry. Conseillé des familles vaudoises et fribourgeoises intéressées à vendre leur terrain constructible à une coopérative pour les sortir de la spéculation. Négocié avec des maires et des syndics de communes, accueilli des ministres et des personnes sans domicile fixe, organisé des concerts de soutiens et des formations de jeunes cherchant un premier emploi qui fait sens.

Et à chaque fois, le terme écovillage était le moteur qui nous aidait à tracer le chemin. Le livre Ecopol et son contrat social en étaient le fil rouge, le terrain fertile.

Mais cela ne suffit pas toujours. Souvent c’est dur d’ouvrir des portes. La société peine à passer à l’action. La peur et le doute en poussent plus d’un à se renfermer, à stigmatiser les démarches visant à partager, coordonner nos efforts, dire ce qu’on fait et faire ce qu’on dit. Plus les dynamiques sont pionnières, plus elles peuvent heurter les sensibilités. Sans compter la loi, qui bloque de nombreuses initiatives. Notre projet de Founex est par exemple bloqué pour plusieurs années à cause de la loi sur l’aménagement du territoire, qui contraint de nombreuses communes vaudoises à figer tout permis de construire pour quelques années.

Et pourtant nous continuons à tracer un chemin pour relier les générations, les cultures, les professions, les méthodes. Vous le verrez dans ce qui suit, NOUS PÉTILLONS DE VIE !